2 - Et quand le blues est là (Textes, chansons et poésies) de Jacques Finidori (Extrait)
~ DANS LA NUIT ÉTOILÉE ~
Dans la nuit étoilée,
Un homme et une femme parlaient.
Ils parlaient tout bas,
Ils parlaient d’amour.
« Te souviens-tu de ce petit jardin
Où nous allions nous tenant la main.
On se regardait dans les yeux,
On oubliait tous ces malheureux.
Et pendant qu’ils se faisaient tuer,
Nous, on continuait à rêver.
On s’agenouillait sur leurs tombes,
Alors que tombaient les bombes.
On se groupait autour du feu
Pendant qu’ils mourraient à petit feu.
Nous, on poursuivait notre rêve
Les autres demandaient une trêve.
Et, pendant qu’on s’embrassait,
Ils recommençaient à se tuer. »
Dans la nuit étoilée,
Un homme et une femme parlaient.
Ils parlaient tout bas,
Ils parlaient d’amour.
Mais il est trop tard
Ils sont morts au petit jour.
~ DANS LES YEUX DE FLEURS D’ÉTOILES ~
Mais on l’appelait Fleur d’étoiles,
Le soir elle marchait sur la dune.
On sentait bien qu’elle avait mal
Lorsqu’elle regardait la lune.
Et si l’on apercevait ses yeux
On pouvait y voir l’immensité.
Et elle lançait son cri vers les cieux
Pour ne plus se sentir isolée.
On ne connaissait pas la cause
De cette tristesse au fond des yeux.
Elle attendait quelque chose,
Un signe du destin, des dieux.
Un matin, en se réveillant,
Elle avait regardé autour d’elle,
Comprenant, en se rendormant,
Que l’bonheur était dans le rêve.
Et si l’on apercevait ses yeux
On pouvait y voir l’immensité.
Et elle lançait son cri vers les cieux
Pour ne plus se sentir isolée.
Et les gens venaient lui parler
Mais elle ne les entendait pas.
Ils ont fini par la rejeter
Mais elle n’était déjà plus là.
Et elle s’appelait Fleur d’étoiles.
Et lorsque je rêve sur la dune,
Moi je sens bien qu’elle n’a plus mal
Lorsque je regarde la lune.
Et si l’on apercevait ses yeux
On pouvait y voir l’immensité.
Et elle lançait son cri vers les cieux
Pour ne plus se sentir isolée.
~ BOUTON D’OR ~
Bouton d’or,
Dors au fond de mon cœur.
À peine éclos, déjà mort
Aux premières lueurs.
Bouton d’or,
Dors au fond de mon âme.
Sur ma joue coule une larme,
Une larme pour une mort.
Dis-moi que tu reviendras
Me chanter comme autrefois
Le temps des amours,
Le temps des toujours.
Dis-moi.
Bouton d’or,
Dors au fond du soleil.
Et dans ton sourire qui dort
J’entends ta voix qui m’appelle.
Bouton d’or,
Dors au fond de mes yeux.
Vient le soir, je vois ton corps
Se refléter dans les cieux.
Dis-moi que tu reviendras
Me chanter comme autrefois
Le temps des amours,
Le temps des toujours.
Dis-moi.
Bouton d’or,
Dors dans l’immensité.
Ton image qui s’évapore,
Est l’image de mes regrets.
Bouton d’or,
Dors d’un sommeil de paix.
Ton étoile qui est passée,
N’est pas l’étoile de la mort.
Dis-moi que tu reviendras
Me chanter comme autrefois
Le temps des amours,
Le temps des toujours.
Dis-moi.
Dis-moi que tu reviendras
Me chanter comme autrefois
Le temps des amours,
Le temps des toujours.
Dis-moi.
(à suivre)